Actualité
05/02/2025
Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), dirigé par Karim A.A. Khan, a annoncé qu'il suit de près la situation en République démocratique du Congo, notamment les récents affrontements entre les Forces armées de la RDC et les rebelles du M23 à Goma.
Ce bureau a été saisi concernant les pertes humaines significatives ainsi que des milliers de blessés résultant de ces combats, parmi lesquels figurent des civils et des casques bleus.
"Le Bureau suit attentivement les événements actuels, y compris la grave escalade de la violence au cours des dernières semaines dans l'est de la RDC, en particulier à Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, et dans ses environs. Des sources crédibles indiquent que des milliers de personnes ont été blessées et des centaines tuées à Goma et dans ses environs, y compris des civils et des soldats de maintien de la paix, suite à des mois d'affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et le Mouvement du 23 mars (M23) et leurs alliés", a-t-il déclaré.
En mai 2023, le gouvernement congolais a soumis un second renvoi à la CPI concernant des crimes présumés commis dans la province du Nord-Kivu depuis le 1er janvier 2022.
En réponse, le 14 octobre 2024, le Procureur Karim Khan a annoncé la réactivation des enquêtes en RDC, en mettant l'accent sur les crimes présumés relevant du Statut de Rome commis dans le Nord-Kivu depuis janvier 2022.
Le Bureau du Procureur confirme que les récents crimes commis à Goma entrent dans le cadre des enquêtes lancées en octobre dernier. Il promet de poursuivre toute personne impliquée dans cette guerre.
"La situation actuelle à Goma et dans ses environs fait partie de l'enquête en cours du Bureau du Procureur. Le Bureau continuera d'enquêter sur les crimes présumés commis par toute personne, quelle que soit son affiliation ou sa nationalité, et ne se limitera pas à des individus, des parties ou des membres de groupes spécifiques", a-t-il précisé.
Il invite les parties concernées à lui fournir les preuves nécessaires.
"Le Bureau du Procureur appelle toutes les parties concernées - victimes et témoins, organisations nationales et internationales, groupes de la société civile, journalistes, autorités nationales, États parties et non parties - à partager tout élément de preuve, toute information qu'ils ont recueillie ou qu'ils recueillent, en rapport avec les allégations de crimes internationaux commis par toutes les parties. Les informations peuvent être communiquées au Bureau du Procureur à travers le lien OTPLink : https://otplink.icc-cpi.int/", a-t-il conclu.
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