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Clinton domine Trump dans le premier débat

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Trump et Clinton

 

Ce devait être le match du siècle et, au niveau du combat, le premier débat a tenu ses promesses. S’il n’y a pas eu de KO, il est clair que Donald Trump a plutôt passé une mauvaise soirée lundi face à Hillary Clinton.

Pour les deux candidats à la Maison-Blanche, l’objectif était double: s’affirmer comme un occupant crédible du Bureau ovale et séduire les électeurs indécis ou peu motivés qui pourraient faire la différence le jour du scrutin.

Sur ces deux tableaux, l’ancienne secrétaire d’État a marqué des points appréciables. Le milliardaire, en revanche, n’est pas apparu capable de hausser le niveau par rapport à ce qu’il produit habituellement sur ses podiums de campagne.

Il a répété les mêmes formules sans jamais expliquer comment il s’y prendrait pour concrétiser ses promesses. S’il a assené quelques coups à son adversaire, l’efficacité a plutôt été du côté de Clinton, qui a défendu ses arguments avec la conviction d’un avocat et attaqué Trump avec la méthode d’un procureur.

Beaucoup de mimiques et d’interruptions d’un côté, une posture très contrôlée de l’autre. Le face-à-face a débuté de manière sobre, mais les passes d’armes se sont multipliées dès le premier quart d’heure. Quatre d’entre elles sont allées au-delà des escarmouches.
Clinton: «On doit vraiment s’interroger sur la raison. Peut-être ne veut-il pas qu’on découvre qu’il n’est pas aussi riche qu’il le prétend? Ou aussi charitable? Ou qu’il est aussi endetté? Ou quelles sont ses relations d’affaires? Ou peut-être ne veut-il pas qu’on sache qu’il ne paye aucun impôt! Ce qui signifie zéro pour nos troupes, zéro pour nos vétérans, zéro pour nos écoles. En tout cas, ce doit être quelque chose de vraiment important, terrible peut-être. À qui doit-il de l’argent? Il doit (aux Américains) une réponse».
Donald Trump pendant le débat.

Trump: «Je publierai mes déclarations d’impôts quand elle publiera les 33.000 e-mails qu’elle a effacés. Cela a été fait à dessein, ce n’était pas une erreur. C’est honteux». Mais il n’insiste pas et laisse Clinton s’échapper de ce sujet délicat presque sans égratignure.

Trump: «Mes revenus l’an dernier se sont élevés à 694 millions de dollars, ce qui n’est pas beaucoup compte tenu de ma fortune. Il est temps que ce pays soit dirigé par quelqu’un qui connaisse l’argent!»

Clinton: «J’ai rencontré tant de gens, de petits entrepreneurs que vous n’avez jamais payés pour leur travail. Il y a un architecte dans la salle qui a dessiné l’un de vos hôtels…»

Trump: «Peut-être n’a-t-il pas fait du bon travail…»

Clinton: «Vous vous vantez d’être le roi des dettes. Parfois, les méthodes employées dans les affaires se révèlent très mauvaises appliquées au gouvernement».

Trump: «Je profite des lois en vigueur. J’ai le devoir de prendre soin de moi, de ma famille, de mes affaires». Puis, évoquant son nouvel hôtel à Washington, proche de la Maison-Blanche: «Si je n’y vais pas par un chemin, j’irai par l’autre!»

«En 1973, il (Trump) a été poursuivi pour discrimination parce qu’il refusait de louer ses appartements aux gens de couleur. Il a un long passif de comportement raciste»
Hillary Clinton

• La conspiration sur le lieu de naissance de Barack Obama:

Trump: «J’ai réussi à faire publier par le président son acte de naissance. J’ai fait du bon travail pour le pays».

Clinton: «Avez-vous bien entendu! Le mensonge raciste du «Birther» (l’insinuation qu’Obama n’était pas Américain) ne peut pas être évacué si facilement. Donald a persisté pendant des années. En 1973, il a été poursuivi pour discrimination parce qu’il refusait de louer ses appartements aux gens de couleur. Il a un long passif de comportement raciste».

Trump: «Quand vous essayez d’être plus sainte que le Bon Dieu, ça ne fonctionne pas. J’ai obtenu un règlement amiable sans admission de culpabilité». Il a simplement oublié de démentir avoir jamais pratiqué de discrimination…

• La guerre en Irak:

Clinton: «Il a soutenu la guerre en Irak et s’est prononcé pour aller en Libye. J’espère que les vérificateurs des faits sont à l’œuvre».

Trump: «C’est faux. C’est un mensonge des médias. J’étais contre la guerre en Irak». Suit le rappel détaillé des interviews qu’il a données à l’époque. Clinton sourit avec jubilation alors qu’il s’enlise pendant de longues minutes.

«Elle (Clinton) n’a pas l’apparence et elle n’a pas l’endurance pour être présidente»
Donald Trump

• Le tempérament pour être président:

Clinton: «Vous me critiquez pour m’être préparée. Oui, je me suis préparée, vous savez pourquoi? Je me suis préparée pour être présidente. Et je crois que c’est ce qu’il faut faire». Le public, tenu au silence, applaudit.

Trump: «J’ai un bien meilleur jugement qu’elle. J’ai aussi un bien meilleur tempérament. Je dirais même que c’est mon meilleur atout». Le public rit.

Clinton: «Ouhh! Okay». Plus tôt, elle avait lâché: «Donald, je sais que vous vivez dans votre propre réalité». Elle embraye: «Donald ne dit jamais ce qu’il ferait. Les mots comptent quand on est président».

Trump: «Elle n’a pas l’apparence et elle n’a pas l’endurance pour être présidente».

Clinton: «Quand vous aurez parcouru 120 pays et témoigné pendant 11 heures d’affilée devant le Congrès, vous viendrez me parler d’endurance». (Applaudissements).

Trump avoue s’être retenu d’évoquer les infidélités de Bill Clinton par égard pour Chelsea, la fille du couple. On notera aussi qu’il n’a pas du tout été question d’immigration, le sujet de prédilection du républicain.

Les sondages à chaud auprès du public indiquaient une nette victoire d’Hillary Clinton. Mais il faudra attendre de vrais sondages pour savoir si la remontée de Donald Trump peut être entravée par sa médiocre performance.

Un article de le Figaro

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