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ANALYSE : Tshisekedi veut léguer à la nation un avenir politique solide et durable

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L’option du dialogue levée par l’UDPS a suscité beaucoup de spéculation qui sont allées dans un sens comme dans un autre. Beaucoup d’inepties ont été débitées sur l’UDPS et sur son chef.

Diabolisant l’UDPS, sans proposer une alternative crédible, une certaine opposition est allée jusqu’à considérer l’option du dialogue comme une capitulation de l’UDPS et même comme une trahison du peuple. Car, pour cette opposition, dans son déchainement contre le parti cher à Etienne Tshisekedi, le dialogue n’a pour finalité que le glissement et le partage du pouvoir.

Face au danger qu’encourt notre démocratie avec le décor de fraude planté pour un énième holdup électoral déjà programmé, Etienne TSHISEKEDI, comme avant lui Nelson Mandela, a pris son courage en mains pour prendre langue avec, le camp KABILA afin de préparer les conditions si minimales soient-elles d’une bonne tenue des prochaines élections.

Le fait que Nelson MANDELA ait consenti en son temps à dialoguer avec ses tortionnaires n’était ni un signe de faiblesse, ni une trahison ni une capitulation C’était la manifestation dune grandeur d’âme, d’un élogieux courage politique. C’est le cas aujourd’hui d’Etienne

Dans son livre (Un long chemin vers la liberté », Nelson MANDELA déclare : «Il y a des moments où un responsable doit marcher en avant du troupeau, partir dans une nouvelle direction, en se fiant à  lui-même pour s’assurer qu’il mène son peuple sur le bon chemin ».

Aujourd’hui, Etienne TSHISEKEDI veut marcher en avant du troupeau meurtri comme dans les années historiques de son combat contre 1a dictature mobutienne.

Il veut et tient à léguer à la nation un avenir solide et durable, un modèle exemplaire de démocratie et un exemple de renoncement à soi et aux intérêts égoïstes. C’est l’intérêt supérieur de la nation qui le préoccupe.

Somme toute, avec le souvenir des élections chaotiques de 2006 et de 2011, TSHISEKEDI refuse que notre pays rate encore le prochain rendez-vous avec l’histoire.

 

Au lendemain de ce holdup électoral, qui, dans ce pays, n’a pas assisté au ballet de Limete des groupes religieux des personnalités politiques, de la communauté internationale et même du camp KABILA à travers le chef de la maison civile du chef de l’Etat, le Pasteur Théodore MUGALU et autres pour tenter d’infléchir la position de l’UDPS et de son chef? Qui d’autre qu’Etienne TSHISEKEDI aurait décliné toutes les sollicitations en demeurant ferme sur ses positions?

Il y a certes eu des pré-contacts avec le pouvoir.

A ceux qui diabolisent l’UDPS, il convient de leur dire que le simple fait que le camp KABILA se soit rendu à la montagne, est une manifestation de leur souci de rechercher un ajustement politique et même un signe indubitable de l’essoufflement politique de leur mésaventure politique.

 

A quoi sert le dialogue ?

Pour l’UDPS et son chef, il faut, à travers le dialogue, vider le contentieux électoral de 2011.

Il faut ensuite trouver un minimum de consensus pour une organisation apaisée des élections de 2016 notamment :

 

La reconfiguration de la Commission Nationale Electorale Indépendante; L’aménagement du calendrier électoral qui doit tenir compte du délai constitutionnel;

– La fiabilisation du fichier électoral qui prenne en compte les majeurs d’âge;

– La recomposition de la Cour Constitutionnelle chargée de statuer sur les litiges électoraux,

– La mise sur pieds d’un Observatoire des élections qui aura pour tâche de certifier, et le processus électoral, et les résultats des urnes pour éviter toute contestation.

 

Y-a-t-il meilleure préoccupation que cela ?

 

Les pré-contacts n’ont été qu’un exercice normal d’exploration pour arriver à un entendement de ce qu’on compte faire au dialogue. Aujourd’hui, si le camp KABILA évoque comme condition sine qua non, d’une organisation efficiente des élections, le recensement de la population pour avoir un fichier fiable, il n’est pas loin de signer au grand jour sa disqualification politique carie peuple n’est pas dupe pour ne pas savoir que ce camp avait violé les Accord de Sun City qui recommandaient le recensement comme préalable à l’organisation des élections de 2006.

 

Le camp KABILA aura démontré sa mauvaise foi et prouvé de ce fait son égoïsme.

De toute manière, le peuple soutient l’UDPS dans son combat pour l’amener à constater cet égoïsme et à en tirer les conséquences.

Le camp KABILA entend également se disculper en amenant au dialogue le problème de financement du processus électoral.

 

Même alors, le pouvoir devra être capable de garantir la tenue des élections avec un budget électoral réaliste et ce, accompagné, d’une planification chronogrammée et conséquente des décaissements sectoriels des dépenses.

 

Il ne revient pas à ceux qui n’ont pas géré de crever leurs méninges avec les gérants pour discuter des conditions et des possibilités de financement des élections à douze mois de leur tenue. Ce sera une’ preuve supplémentaire de manifestation de la mauvaise foi.

 

Il faut que tout le monde le sache : l’UDPS ne va pas au dialogue pour liquider la démocratie.

 

La majorité factice est appelée à se faire violence pour être humble face à l’UDPS qui a eu le courage politique de mettre de l’eau dans son vin en acceptant de dialoguer avec ceux qui ont accaparé sa victoire de 2011. Ces négociations politiques, il est vrai, apparaissent comme la seule voie pour trouver une solution appropriée à l’impasse politique née des élections de 2011 et aussi solder les divers faux pas politiqués du pouvoir qui a vainement, malicieusement et sans succès tenté par divers subterfuges, de conserver te pouvoir ( Tentative échouée de révision constitutionnelle, tentative osée de Janvier 2015 de subordination de la tenue des élections par l’organisation du recensement .,.). Toutefois, l’UDPS n’aura pas combattu plus de trente ans durant pour qu’aujourd’hui le pouvoir se serve de la petite fenêtre qui lui est ouverte pour se faire des illusions politiques.

 

L’UDPS, en négociant au grand jour, a créé tacitement une trêve politique d’une part et d’autre part, elle a voulu dissuader les négociations officieuses d’une certaine opposition, négociations qui ont plus d’une fois porté un coup dur au processus démocratique dans notre pays et qui ont chaque fois permis à cette opposition de tirer indûment des bénéfices politiques sur le dos du peuple par des trahisons, de retournements des vestes et des compromissions.

 

En guise de conclusion, le dialogue n’a donc pas pour l’UDPS vocation de prolonger un quelconque mandat et somme toute s’il y en a eu un, il est de fait.

 

Sa vocation est de recadrer les choses, les remettre sur les rails; extirper le mal enraciné dans les pratiques de fraudes électorales et des holdups électoraux à répétition qui font la honte de notre pays. Au dialogue, Monsieur KABILA devra faire montre du courage politique pour cesser de prendre le pays en otage avec des « hol-dups électoraux » en se déclarant sans ambigüité aucune « Non partant pour les élections de 2016 ».

Le dialogue est un moment hautement privilégié pour lui de négocier les conditions de son départ et au besoin de son amnistie. Il devra pour cela jouer plus à la facilitation de la réussite du dialogue qu’à son obstruction.

 

C’est à ce prix qu’il sera créé la détente politique et les conditions favorables l’organisation des élections ainsi que les conditions de sa sortie honorable.

 

Gare donc aux initiatives tendant à susciter comme d’habitude des énièmes ténébreuses et mystérieuses «Troisièmes forces » composées généralement des éternels spécialistes professionnels en positionnement politique pour tenter soit de brouiller les pistes soit de chercher à contrôler le dialogue ou soit éventuellement de le faire échouer en cas de retournement de situation et prétendre s’en référer au peuple que l’on va appeler comme d’habitude le souverain primaire par un sournois referendum.

 

De ce qui précède, il va sans dire que, c’est au gouvernement issu démocratiquement de prochaines élections qu’il incombera la tâche du recensement général et d’identification de la population et de rédiger en même temps une nouvelle constitution qui sera soumise au référendum populaire.

 

Quand on considère les précédentes révisions constitutionnelles une autre tentative risque de se rapprocher de la célèbre métaphore des penalties injustes d’un responsable politique bien connu du Katanga qui a su démontrer qu’un troisième pénalty risquerait d’exacerber les passions des supporters du match qui envahiraient le terrain pour se substituer à l’arbitre pour ne pas dire que le peuple, dans le cas d’espèce, risquerait de s’en mêler pour départager les compétiteurs.

 

Profitons donc de l’altruisme de l’UDPS pour qu’ensemble l’on plante les bases solides d’une vraie démocratie dans la fraternité et la concorde.

Fait à Kinshasa, le 24 novembre 2015

Bruno NTUMBA KAYEMBE

Cadre du Parti.

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